04/03/2010
train...2
Chapitre 2.
l’arrivée à Chapelet les balles.
A peine deux heures plus tard, nous fûmes en vue des quais de « Chapelet-les-Balles » la masse frémissante commença son point fixe en bout de piste, pour préparer son décollage… Ah mes aïeux … les quarante rugissant, le doublage du cap Horn, une rigolade à coté de la déferlante vomissante des arrachés de l’avant boustés de l’arrière…. Des scènes déchirantes, les plus faibles pleurnichant avant de se jeter sous les pneus en chantant « non maman je ne veux pas y aller »… d’autres la « Marseillaise » avant de monter à l’assaut du A déjà bourré comme un légionnaire ( après la solde)… des disparus « emporté par la foule »… la fureur de vivre, ou de mourir idiot !
Chapitre 3.
Pour faire court avant la « chute »
Traumatisé par cette boucherie type 14, je ne voulu à aucun prix renouveler l’aventure avec le A… dégoûté par le comportement des humains !
Avant de rentrer dans ma gentille taupinière… moi la taupe fut prise (sauvagement !) en charge par une cellule psychologique et capitonnée à l’hôtel
Saint âne.
TRAIN …1
TRAIN … TRAIN
Chapitre 1.
Décidé à sortir de mon trou, je consulte quelques dépliants touristiques… mon choix se porte sur une croisière folklorique à bord du RERB et peut être une excursion en terre inconnue avec le A
Départ, un beau jour d’hiver ensoleillé, agrémenté d’une pluie malveillante, équipé léger, le voyage en tête je me glisse vers la gare, là un attroupement… je doute, vue la densité foulassière… c’est pour le métro ou le concert dépêche mode ?…
Au bout d’une heure, la masse comme gelée à la groseille se prépare à l’assaut, enfin le train fantôme.. un tas de ferraille grinçant… pompeusement baptisé Victoria s’approche comme apeuré devant la marée menaçante…
A regret il stop au stop, portail ouvert et tsunami… mes amis, la foule se défoule, s’engouffre au fond du gouffre… les premier expulsés se déforme la tronche contre les vitres hostiles….de l’art vivant (ou presque) hommage aux fameux auto portraits signés Fr.V salut l’artiste !
La compression est compressée au « max ».. je me hisse au premier pour admirer mes compagnons de voyage. Nous étions cinquante… nous nous retrouvâmes, dés Malassi Pâle des Os, cinq cent… bout en train. … j’observe ( une minute de silence en hommage aux victimes)
Saisissant …
un couple de flics enlacé sous les banquettes des nantis assis, les piétinés… tiennent leur mobile à deux mains (mon cousin) implorant la hiérarchie « non..non pas de renfort ..oh non pas ça.. »
… cette mafflue enturbannée autour de la barre la croupe bloquée par un solide black aux yeux bleus, qui lui-même est agressé de l’arrière par deux bedonneux porteurs de caisses à outils bien pourvues… apoplectique la gémissante épinglée…
ou encore cette petite asiatique aux couettes écolières, la jupe plissée remontée jusqu’aux yeux, son minois en pivoine écarlate… se transforme lentement en carte orange…
là aussi, ce cadre fringuant ( au départ !) tricoté au point de rupture avec plusieurs goguenards mal rasés, le malmené se retrouve les lunettes entre les dents la cravate nouée aux oreilles… costume de marque démarqué, camisole de force arrachée aux boutons défaillant…l’épouvantail clouté, comme un Christ arrivé à la croix de Berny (film culte)
C’est à ce moment qu’un égaré du fond, implore d’une voix larmoyante « laissez moi sortir » à cet appel insolent, voir déplacé, l’ambiance monte d’un cran, les quolibets vont bon train « ferme la le planqué, personne ne descent… y a rien à descendre » d’autres « restons solidaire, c’est pas la récré »…
Laissant s’exprimer l’humour populaire, mon regard est attiré par une religieuse enfourchée à l’envers d’ un strapontin, la cornette Saint Cyrienne en bataille, mal rangée, rivée au bastingage elle marmone « Seigneur, oh mon doux Seigneur.. que t’a volonté soit faite… tu a…enfin exaucé mes vieux, les yeux révulsés elle cède aux éperons brûlant de douze nonnes en colère… ses copines, elles mêmes éprises en sandwich par des corpulents en salopette !! il semble certain que ces filles du calvaire se sont gourées de ligne.
Je me demande si je suis tombé sur une matinée bacchanale, sans supplément ou l’apocalypse selon saint Jean Bouglione !
Du haut de mon perchoir, je peux observer tout ce qui bouge ou pas, par exemple ces deux chérubins, fringués à la mode de chez nous, style « racaille » les oreilles vissés aux boulons du métal hurlant… les « z’y va » boutonneux emmanchés profond dans une blonde (moche à pleurer) contrecollée, d’un coté à la porte cadenassée du con-ducteur, de l’autre à la masse figée en masque mortuaire…la triturée réduite en brandade !
Je vous épargne ( la caisse-voleuse ) les autres visions salaces et déplacées
( uniquement sur abonnement au site 2$ la minute, il faut bien vivre !)
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